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Bande
dessinée :
Crazy Martin, la Bande dessinée à l'espagnole.
Rock et bandes dessinées
ont toujours fait bon ménage. Dans Movidas nous en sommes complètement
convaincus. Nous allons donc vous parler, chaque fois que nous le pourrons,
d'un auteur (dessinateur ou scénariste) ou d'une uvre espagnole
ou hispanique.
Ce coup-si, celui
qui va essuyer les plâtres s'appelle M.A. Martin.
Il est né en 1960, ses premiers travaux professionnels paraissent
dans le journal « Crónica de León » qui lui
accorde une page par jour (compilés ultérieurement dans
un album par le même journal en 1988. Son titre : Keibol Black).
Plus tard, il débarque
dans la revue « Totutain ». Son style va en s'allégeant,
les formes s'arrondissent, les espaces blancs augmentent. En 1990, il
publie dans le supplément jeunesse du journal « Diario 16
» une étrange et nocive série en couleur du nom de
« Días felices », qui reste incomplète mais
qui contient cependant quelques - unes de ses meilleures pages. L'aventure
continue ensuite chez « Makoki, Krazy Comics et Torpedo ».
Le secret de cet impudique,
originaire de León réside dans la simplicité de sa
démarche : des scénari linéaires et synthétiques,
des traits propres et élégants, des blancs et des noirs
purs. Ses références littéraires ou cinématographiques
sont Ballard, Cronemberg ou Burroughs.
Sur ses planches,
se dessine une fascinante géométrie de l'agression, une
douloureuse architecture de la peur, un étrange flirt avec la mort,
qui, dans le fond, ne peut être qu'une simple pause mais dont la
sincérité fait froid dans le dos.
Iñaki
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